C'est le grand flou autour de la rémunération des "stages" que font les étudiants de masters dans les laboratoires universitaires, rapporte le journaliste Sylvestre Huet dans son blog. Alors que les organismes publics doivent désormais rémunérer leurs stagiaires au même titre que le privé, les universités s'interrogent, notamment sur les dépenses engendrées. Le ministère, qui part du principe que ces séjours en laboratoire, dès lors qu'il y a une convention, doivent être considérés comme de véritables stages et rémunérés, prétend que le budget global alloué est amplement suffisant pour faire face à la dépense.
Néanmoins le président de l'Université de Strasbourg Alain Beretz, s'inquiète dans une lettre à ses collègues : "le nouveau dispositif met à la charge de l'organisme d'accueil une obligation financière qui n'est pas compensée à ce jour par l'Etat, susceptible de générer un important déficit budgétaire". Le président de l'Université Lille-1, a lui jugé l'argument du ministère non recevable en expliquant que contrairement aux stages classiques, pendant lequel l'étudiant met en pratique ses connaissances dans le monde professionnel, le "stage" en labo se limite à "une formation par la recherche et à la recherche", et ne justifie donc pas de gratification.
Mis en ligne le 08/02/2010